Comment gérer son anxiété ?

Comment gérer son anxiété ?

Elle est plus forte que l’inquiétude mais moins que l’angoisse, c’est l’anxiété. L’anxiété est un état de trouble et d’agitation qui peut s’accompagner de sensations d’oppression au ni­veau de la cage thoracique, de palpitations et d’estomac noué. Vous pouvez passer de l’agitation mentale à l’immobilité psychique, vous devenez irritable, et n’arrivez plus à vous concentrer ? Il est temps de faire quelque chose… Lisez des poètes qui font du bien comme Omar Khayyam et méditez sur ses paroles :

« Tu n’as pas aujourd’hui de pouvoir sur demain, l’anxiété du lendemain est inutile. Si ton cœur n’est pas insensé, ne te soucie même pas du présent, sais-tu ce que vaudront les jours qu’il te reste à vivre ? », tout en buvant des tisanes de plantes apaisantes.

Prenez des bains au parfum de fleur d’oranger ou de lavande et adoptez une alimentation riche en magnésium, qui va augmenter la résistance de votre organisme : épinards, bananes, céréales complètes, fruits de mer, oléagineux, sardines à l’huile…

Quelles plantes peuvent vous aider à réduire cette anxiété ?

 

La Passiflore

Si vous des troubles du sommeil, si vous avez des réveils nocturnes ou un sommeil très léger et donc très peu réparateur, faites appel à la passiflore. Cette plante est sédative, elle aide au relâchement musculaire et favorise l’endormissement (très intéressante dans le cas de personne tendues physiquement).

Versez, dans une tasse, de l’eau bouillante et une cuillerée à soupe de fleurs sèches, que vous pouvez trouver en vrac dans vos boutiques BIO. Couvrez, laissez reposer un quart d’heure, feu coupé. Filtrez et buvez (un bon livre entre les mains). Vous pouvez prendre une tasse le matin et une le soir, 30 minutes avant le coucher.

Pour des tisanes composées, vous pouvez faire un mélange à parts égales de passiflore et de tilleul (sédatif nerveux) et laissez infuser dix minutes 15g de ce mélange dans un litre d’eau bouillante. À boire en fin de journée en dehors des repas.

 

La Ballote

Elle est reconnaissable dans la nature grâce à son odeur désagréable. On l’appelle parfois marrube fétide. Cela n’empêche pas son pouvoir très calmant, elle procure un sommeil apaisant et permet de lutter contre les manifestations physiques de l’anxiété : bouffées de chaleur, les sautes d’humeurs, les palpitations et les spasmes digestifs au niveau de l’œsophage. Vous pouvez aisément l’utiliser en infusion, mais son goût est à l’image de son odeur… Vous pouvez alors la mélangez à parts égales avec d’autres plantes comme la mélisse ou la fleur d’oranger. Mettez une cuillère à soupe de plantes sèches dans une tasse d’eau bouillante, couvrez, laissez infuser environ 15 minutes, filtrez et buvez entre deux et trois tasses par jour.

 

La Valériane

La Valériane à elle aussi des effluves particulières, que certains associent à des relents d’urine (chouette !). Elle plaît aux félins qui se frottent dessus, d’où son surnom « d’herbe à chats ». Elle est, extrêmement efficace pour lutter contre l’anxiété et ses manifestations nerveuses : perte de sommeil, palpitations, oppression ou encore contractions douloureuses de l’estomac. Je vous conseille de vous tourner vers des gélules de plantes (micronisées), ou en teinture mère (50 gouttes avant le coucher), elle sera plus efficace.

 

L’Aubépine

Cette plante est idéale pour apaiser le système nerveux. Elle réduit les palpitations, vertiges et est antispasmodique. Elle permet également de réguler la tension artérielle d’origine nerveuse.
Vous pouvez prendre des tisanes de sommités fleuries séchées : comptez trois cuillères à soupe pour un litre d’eau bouillante à infuser pendant 10 minutes.

 

 

L’anxiété est une manifestation de votre organisme. Il essaie de vous transmettre le message d’un dérèglement parfois plus profond. Il faudra, pour vaincre l’anxiété, trouver la cause de ce trouble. Faites appel à un professionnel de santé, ou à votre Naturopathe. Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un médecin. 

 

Marion LENGLET ?

Gentiane : la clef d’une bonne digestion !

Gentiane : la clef d’une bonne digestion !

Connues depuis la nuit des temps, les propriétés curatives de la Gentiane furent d’abord révélées par… un roi ! C’est en effet à Gentius, roi d’Illyrie, au IIe siècle qu’elle doit son nom. Utilisée par les anciens Égyptiens et prisée par les Romains après l’invasion de la Gaule, cette fleur jaune des pâturages entrait comme ingrédient far de la fameuse « thériaque », contrepoison apporté à Rome par Pompée.

Soulage les flatulences et des ballonnements 

Considérée comme un remède universel au Moyen Âge, c’est surtout comme stimulant de l’activité digestive, que les racines de gentiane sont réputées. Des propriétés liées à son amertume, toujours très prisée dans certains apéritifs alcoolisés tels que la fameuse « Suze ».

Prise avant les repas, la gentiane soulage ballonnements et les flatulences en stimulant la sécrétion d’acides gastriques (bile et sucs pancréatiques), et favorise une meilleure contraction des muscles lisses tapissant le tube digestif. La tradition reconnaît aussi à la Gentiane une remarquable propriété tonique, antifatigue, et de stimulation de l’immunité. Elle se révèle très indiquée en cas de convalescence et d’asthénie, surtout si la baisse d’appétit y est associé.

Antidépresseur naturel 

Les recherches plus récentes éclaires une propriété méconnue de la plante : celle d’antidépresseur.

C’est grâce à la présence dans ses racines de xanthones, composés responsables de sa couleur jaune (identiques à ceux du millepertuis) et aux propriétés sédatives, qu’elle doit cette action positive sur l’humeur. La gentiane se voit ainsi depuis peu conseillée pour soulager les troubles du sommeil, les états anxieux ou encore le manque de confiance en soi. Des indications qui rappellent celles de la Fleur de Bach Gentiane, indiquée pour les personnes qui « se découragent facilement et perdent leur enthousiasme au moindre obstacle ».

Teinture de racine fraîche

Disponibles en herboristerie, boutiques bio et dans certaines pharmacies, les racines séchées de Gentiane se consomment sous forme de d’infusion à raison d’une demi-cuillère à café par tasse, en laissant infuser 5 minutes, avant chaque repas.

Mais la forme la plus concentrée en principes actifs demeure la teinture mère de racines fraîches de gentiane, à utiliser à raison de 30 à 50 gouttes dans un verre d’eau avant les repas. Vous pourrez la trouver en boutique bio ou dans les pharmacies qui préparent les teintures mères.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé.

 

Marion LENGLET. ?

Phytothérapie contre la rhinite allergique

Phytothérapie contre la rhinite allergique

Plus connue sous le nom de rhume des foins, la rhinite allergique revient en force chaque année au printemps avec les pollens qui le caractérise. Si vous faites partie des quelque 20 % de Français à être sujets à ce genre d’allergies saisonnières, cette article est fait pour vous,  vous trouverez sûrement de quoi soulager votre rhume printanier grâce à la phytothérapie.

 

5 causes de la rhinite allergique

 

  1. D’abord l’hygiène, qui est bien meilleure aujourd’hui qu’autrefois. Ceux d’entre nous qui ont souffert d’infections respiratoires au cours de la prime enfance sont moins sujets à l’asthme et à l’allergie. Il est possible qu’une stimulation précoce du système immunitaire joue un rôle de prévention majeure dans les pathologies allergiques. Si les enfants élevés à la campagne montrent moins d’allergies à l’âge adulte, ce n’est probablement pas un hasard ! D’ailleurs, beaucoup d’allergies sont réversibles. Présentes durant l’enfance, beaucoup s’atténuent à l’adolescence, voire disparaissent à l’âge adulte. C’est le cas des rhinites et des allergies cutanées. Les intolérances alimentaires, malheureusement, ne régressent que rarement.
  1. Les terres en friche et les terrains vagues à l’orée des villes favorisent la prolifération des graminées responsables des rhinites allergiques. La présence d’autres espèces très allergisantes, comme l’olivier ou le cyprès, augmentent aussi le risque.
  1. La pollution atmosphérique joue également un rôle important. Les moteurs diesel, favorisés un temps par l’État pour leur moindre consommation de carburant, ont largement augmenté la présence de particules fines dans notre atmosphère. Le mucus nasal sert à protéger nos voies respiratoires. Lorsque nous avons envie de nous moucher, c’est notre muqueuse nasale qui nous prévient que nous ne devrions pas respirer certains éléments. Mais lorsque notre environnement est rempli de particules, l’alarme est déréglée et laisse passer les pollens, qui dérèglent à leur tour notre système immunitaire.
  1. L’augmentation du CO² dans l’air, due à la pollution mondiale, entraîne une production accrue de pollen par certaines plantes, afin de préserver son avenir : une plante stressée est donc plus allergisante. Parmi lesquelles l’ambroisie, dont les quantités de pollen ont doublé en quinze ans.
  1. Enfin, les changements climatiques qui entraînent des floraisons plus précoces et des saisons moins marquées, avec les changements de calendrier pollinique qui en résultent.

 

Mais pas de panique, la nature est toujours pleine de ressources ! Voici quelques plantes qui calmeront vos crises et vous aiderons à faire passer plus rapidement vos rhinites.

 

Le plantain : le cicatrisant du système respiratoire

C’est la plante la plus recommandée contre les allergies. On en trouve absolument partout et chaque variété est bonne pour la santé.

Riche en vitamines A et B, le plantain contient de l’apigénine et d’autres précieuses substances anti-inflammatoires, antiallergiques et bronchodilatatrices. En outre, c’est antiseptique et expectorant remarquable.

Vous pouvez l’utiliser en décoction : mettre 10 à 20 g de plante entière, feuilles, fleurs, et même les racines, dans un litre d’eau froide et laissez bouillir 10 minutes. Vous pouvez en prendre 3 à 4 tasses dans la journée.

 

Desmodium : nettoyant du foie

Le nettoyage du foie est une première étape importante car un des facteurs communs aux terrains allergiques est une forme plus ou moins importante d’insuffisance hépatique. Une cure de trois semaines de desmodium par mois sur un à deux mois,  permet ainsi de soulager par exemple l’asthme allergique et l’eczéma.

Pour une décoction, placez 1 litre d’eau froide pour 8 à 10 g de plante sèche par jour, portez à ébullition douce pendant 10 minutes puis filtrez. Buvez cette infusion dans la journée. Vous pouvez l’utilisez pendant trois semaines en prévention des allergies sévères.

 

Euphraise : pour tes beaux yeux

Celle que l’on tient le plus souvent pour une mauvaise herbe soulage les conjonctivites et les inflammations des paupières.

Elle permet également d’apaiser les infections des sinus et des voies nasales, ce qui est important en cas de rhinite.

Faites bouillir un litre d’eau pendant 3 minutes puis laissez infuser 30g  de plante pendant 10 minutes. Vous pouvez l’utiliser, une fois refroidie, sur des compresses oculaires ou pour des lavements nasaux afin lutter contre la rhinite. Il ne faut toutefois pas conserver cette préparation plus de douze heures.

Pour les plus pressés, notez qu’il existe dans le commerce des collyres (par exemple chez Weleda) à base de dilution homéopathique d’euphraise.

 

Sureau : minéralisant et antihistaminique

Il vaut mieux éviter de consommer les baies crues, car elles sont toxiques – ce désagrément s’évanouit toutefois à la cuisson. Elles sont très riches en vitamines A, B et C, et en minéraux.

Pour les allergies, on se tournera vers ses fleurs, au moment de leur bourgeonnement, qui possèdent de grandes vertues antihistaminiques. Plongez une poignée de fleurs de sureau dans un litre d’eau frémissante et attendez 10 minutes. Vous pouvez en prendre 2 à 3 tasses par jour : le sureau apaise toutes les maladies respiratoires et pulmonaires. 

 

 

En aucun cas les informations et conseils proposés ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé.

 

Marion LENGLET. ?